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Déflagration

R : "Ready-merde"

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          J'ai choisi l'artiste italien Piero Manzoni (1933-1963) comme héritage de Duchamp pour son oeuvre "Mierda de Artista"(1961).Cette oeuvre se compose de 90 boites de conserve étiquetées, numérotées et signées par l'artiste et contenant 30 grammes ses excréments et s'inspire des ready-mades de Duchamp.Ces boites ont commencé a circuler sur le marché de l'art, et si Manzoni avait fixé un prix de 30 grammes d'or pour 30 grammes de merde, certaines boites ont atteint les 3 kilos d'or, d'autres le prix de 30 000€. Au fil du temps, certaines boites on connu des problèmes d'étanchéité, et ont donc prouvé leur contenu par leur odeur.Il y a même des boites qui ont explosé a cause de la corrosion et de la pression du gaz.


          Je trouve que cette oeuvre rentre dans l'héritage de Duchamp, car l'art et le spectateur sont remis en question. En effet, comment qualifier et définir l'art si des merdes en boites signées en sont ? De plus ces oeuvres ont connu des problèmes d'étanchéité ce qui montre que l'objet évolue.


          Cette conception d'un objet qui évolue au fil du temps me plait car chacune des 90 boites a eu son sort( fuite, rester intacte, exploser...) et on a une nouvelle catégorie d'oeuvre, "l'objet performance". Si il remet en question la définition de l'art par son contenu, il met surtout le spectateur dans une position embarrassante car  il devient un amateur de merde, qui regarde ou qui achète de la merde et on peut dire que Manzoni leur chie clairement dessus. Comme "Etant donné" de Duchamp place le spectateur en voyeur, "Mierda de artista" place le spectateur en "scatophile", en consommateur de merde. De plus, l'ouvre est complète si les 90 boites sont réunies alors qu'elles furent dispersées vendues une par une. L'acheteur n'achète qu'une partie de l'oeuvre et non l'oeuvre complète.Je trouve que cette remise en question de l'oeuvre rentre dans l'héritage de Duchamp


           En effet Manzoni est l'artiste qui a lui même inspiré directement l'Arte Povera (l'art pauvre), mouvement d'artiste Italiens qui défie et critique l'industrie culturelle et plus largement la société de consommation selon une stratégie pensée sur la guerilla. En condamnant aussi bien l'identité que l'objet, Arte Povera prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable.

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Neo-Virgile part 1 : Prologue

Je chante ton histoire, toi dont j' ignore le nom.
Toi qui fus choisi par les dieux pour connaître le plus funeste des destins à braver.
Toi qui, sans rien demander, fus tiré de ta petite vie tranquille et heureuse pour une chute soudaine dans la débauche et le chaos.
Toi qui perdis travail, famille et logis, qui passant de ton monde tranquille de personne honnête en vient a tuer et voler dans un monde dépravé et parsemé de junkies et de catin dans la fange la plus profonde de ta paroisse, qui devra t'adonner à la contrebande de bibelots comme dernier barrage à l'asservissement sexuel pour te payer ta pitoyable dose de crack et survivre dans ce bas-monde.
Je chante l' histoire que ma muse aura choisie de me compter, l'histoire qu'elle aura choisi de t' attribuer, toi qui peux être n'importe qui et n'importe où.

Néo-Virgile Part 2: Intro

Cette ville radieuse qui illuminait le monde tant par sa beauté que par sa grandeur cachait en ses entrailles le plus gros ramassis de débauche et de dépravation. Moi qui jusque là ignorais jusqu'à l'existence même des catacombes de la ville , fut choqué par ce décor scinique et chaotique qui se dressait devant moi. Un tas de mendiants, de racolleurs,de catins et de travlos. Des cris et des bagarres à chaque coin de rue et corps ivres ou morts qui baigne dans la fange jonchant les canniveaux, des canniveaux qui renvoient une odeur fétide et pestilentielle dans l'air. Voilà le décor.

Au premier r'gard, j'ai vu direct que c'gars là vnait pas des cahtacombes. Il avait l'air tout déboussolé l'bonhomme. Il a vomi ses tripes de lopette. dès ses premiers pas . Rien que ces fringues. ! Personne aurait l'idée de s'ram'ner ici en costar. Il s'fait direct taper par les gars du 4ème sous-sol.Mais, alors que j'le mate se faire dérouiller par cette bande de crevars, je sais pas c'qui s'est passé dans ma caboche mais j'ai eu envie de lui filer un coup de main. J' appelle mes gars et on dérouille ceux du 4ème. On leur met une bonne branlée. Je lui tend la main pour se relever.

Je saisis cette main tendue qui m'aida a me relever. Je ne voyais pas très bien son visage parce que j'étais encore un peu sonné.

« -Merci ! Mon Dieu merci ! Vous m'avez sauvé !Vous n'aviez aucune raison de m'aider. Pourquoi ?
- Oh là mon gars on s'calme . C'est pas un romand d'amour à l'eau d'rose hein ? Attention, bonhomme, c'est une putain d'aventure !!! »

Bayonne-Marseille en train: Le voyage épique

Le réveil me tire d'un sommeil profond.Je regarde l'heure:6h00. Pourquoi ? On est dimanche non?Je me suis alors souvenu : « et ouais mon gars tu dois prendre le train ce matin ! » Oh merde ! C'est vrai que aujourd'hui je vais devoir me taper 9h de train. Je m'habille et avale mon pti dèj en vitesse . Puis je prends mon sac à dos , et mes valises et je me casse pour la gare.

J'arrive à l'abribus. J'attends parce que je suis venu en avance pour ne pas le rater. Le bus pour la gare arrive. Je lutte pour monter à bord. Charger comme un mulet, je dois poser mes bagages pour passer ma carte. Puis je les reprends pour aller m'installer.La grosse galère.Idem pour la descente du bus. J'ai du mettre bien 5 minutes à reprendre mes sacs et à descendre de ce putain de bus , coincé par mes bagages trop gros.

Enfin la gare! Je vérifie que le train est bien à l'heure, composte mon billet et me rends sur le quai. Je me trouve une place, range mes bagages. J'ai 5 minutes alors je descend fumer une clope . Le coup de sifflet du chef de gare retentit. Je jette ma clope au sol et monte vite dans le train. Ca y est c'est parti pour 9h de train minimum. Assis, je regarde défiler le paysage. « T'en a pour 9h , tu va pas rester là comme un gland à mater le paysage défiler pendant 9h !!! »Mais oui que je suis con. J'ai déjà fait ce putain de trajet une dizaine de fois l'année dernière, alors les pins des Landes je les connais. Je sors mon mac et mate un film. Puis le sommeil me vient . Je range mon mac dans mon sac à dos que je place entre la fenêtre et moi pour être sur qu'aucune âme malveillante ne me le chope.Je plonge dans un sommeil profond.

« -et n'oublies pas de reporter là réunion comme je te l'ai dit !!! »

Je me réveille en sursaut suite à la conversation d'un type dans le même wagon. Encore un gros qui a la flemme de se lever pour téléphoner et qui gueule sur ses collègues de boulot pour montrer aux autres passagers qu'il a un minimum d'autorité. 

«- Putain c'est quand même pas surhumain d'aller dans le compartiment téléphone connard!!!
  -Calme toi, mec, calme toi. Il en vaut pas la peine .»

C'est vrai qu'il n'en vaut pas la peine. Mais du coup je ne peux pas dormir. J'ai donc ressorti mon mac pour écouter de la musique tout en regardant défiler les fameux pins des Landes. « Avec ça, t'arrivera peut-être à dormir , qui sait ? » Pas vraiment convaincu, je regardais donc défiler les uns après les autres ces pins hauts, sombres et identiques à l'aiguille près. Je les regarde longuement. C'est long. Vraiment long. En fait , c'est vraiment trop long. Soudain, j'entends retentir le très célèbre tin tin tinin !

« Mesdames, messieurs notre T.E.R arrive en gare de Bordeaux Saint-Jean. Bordeaux Saint-Jean, terminus du train. N'oubliez pas de vérifier que vous n'oubliez rien à bord du train. La S.N.C.F espère que vous avez passez un agréable voyage et vous souhaite une bonne journée. »

« Mouaih ! Tu parles Charles. J'ai encore 6h de train à me taper. »

Passé cette charmant annonce, c'est branlebas de combat, chacun pour sa gueule et Dieu pour tous. Tout le monde se précipite sauvagement sur ses bagages puis vers la sortie. « -Bougez vous bande de connard j'ai une correspondance dans 10 putains de minutes merde !

-Calme toi Basile. Eux aussi ont peut-être une correspondance. » C'est vrai... du coup, j'attends que la bataille pour la sortie du wagon s'achève en regardant l'heure sur mon portable. Après avoir assisté avec impatience et dépit l'acharnement des autres passagers, j'ai finalement fini par réussir à descendre. Je fonce jusqu'au hall central de la gare, chargé comme un mulet, pour regarder à quel quai est ma correspondance. « Plus que 7 minutes 30 ! merde bouge toi si tu veux pas finir coincé à bordeaux mec ». Il faut que je trace bordel.

Devant le hall, je cherche mon train sur l'écran du train. « -Voie 3 ? Putain, mais je viens pas de la voie 4 ?

-Et oui celle qui...

-...Est juste à côté de la C oui je sais. Sa veut dire que... Non ...

-...Et si tu vas tout te retaper dans l'autre sens mon gars »

Je me précipite vers cette putain de voie 3 . C'est vraiment mal indiqué: cette gare est vraiment mal foutue. Enfin voilà cette voie C! Quoi ? Pas de train ? Je suis pile à l'heure du départ et il n'y a pas de train ? Je vois plein de gens sur le quai qui semblent attendre comme moi, alors j'attends. Au bout de 10 minutes, j'ai comme qui dirait un pressentiment plutôt mauvais.

« -Bon allez là le train ! Arrive ! -Tin Tin Tinin -Non ne me dis pas que...

-Le train T.E.R numéro 08 483 à destination de Marseille Saint-Charles...

-Oh non...

-...est annoncé avec un retard de...

-Nooooon...
-...de 45 minutes...

-NON!PUTAIN ! NON , NON, NON !!!

-...pour mauvaise préparation du train.

-QUOI ? MAUVAISE PREPARATION DU TRAIN ? MAIS ILS SE FOUTENT DE LA GUEULE DE QUI LA ??? »

Oh merde ! Déjà qu'il me reste dans les 6h de train je vais devoir poireauter comme un con dans cette gare pendant trois quarts d' heures parce ces putain de blaireaux sont pas foutus de préparer correctement un train ! Merde ! Je me grille une clope...puis deux... puis trois... c'est long. C'est fou comme trois quarts d'heure à rien foutre passent moins vite que trois heures à s'occuper. Je là sur un quai, suant et transpirant à cause d'un aller-retour fait dans une urgence totalement inutile, à attendre un train mal préparé. Eh bé ! Paye ta lourde journée de merde !

Finalement le train est arrivé avec seulement 35 minutes de retard au lieu de 45. Hallelujah !!! C'est comme on peut se réjouir pour si peu de chose quand on est désoeuvré. On en vient à se réjouir qu'un train aie seulement 35 minutes de retard.Incroyable.

Enfin ! Voilà que c'est reparti pour les jeux du cirque.Et que je m' entasse devant la porte du wagon pour monter à bord. Et vas-y que je me grouille de ranger mes bagages . Et patati et patata... Bref tout le monde ne pense qu'à une chose : MONTER DANS TRAIN !!!

Je m'installe et me prépare pour 6 heure de périple. Je m'endors, je bois un coup, je mate un film en bouffant un sandwich. Comme une impression de déjà vu. Je me rendors. Je me fais réveiller par le contrôleur, je lui file mon billet et ma carte jeune, il valide et me les rend. J'écoute de la musique et voilà que des putain de gosses jouent et hurlent dans tout le wagon. Du coup, pas moyen d'écouter de la zik pépère. Ils se calment. Je me mate un film, Interrompu par le marchant ambulant qui me vend ses sandwich dégueulasses que tu paye un bras.Tu peux même les payer par carte. Je lui dis gentiment non merci. Je vais pisser un coup. Je change de voisin à quasiment chaque arrêt. Je les envie d'être arrivés.Et vlà que ces saloperies de mômes se réveillent et refoutent le boxon à brailler et chialer avec des parents incapables de les faire taire. Tiens un téléphone sonne et on a la flemme de se lever … Bref une putain d'ambiance de merde d'un bon voyage bien long et bien chiant dans un train qui roulent comme deux vieux qui baisent. SUPER.

« -Oh !!! Je reconnais ce paysage...

-Tin Tin Tinin …

-...C'est Marseille !!! »

Je n'écoute pas ce que dit le commandant de bord car je sais qu'on est arrivé. Je me précipite vers mes bagages. Une fois prêt je fonce vers la sortie. Le train passe dans la ville et moi j'attends avec impatience de sortir de ce putain de train pour retrouver mon foyer bien aimé. Je vois la Gare Sain-Charles. J'entends le train freiner. Le train s'arrête et se fige complètement. Les porte s'ouvrent.

« -Fatche d' enculé !!! J'ai bien cru qu' on y arriverait jamais mais ça y est. -Ouais.On en a bien chier mais ça y est : on est bel et bien arrivé. »

4 - 4 - 4 - 17

Je m'allonge.

ferme les yeux,

je ne fais rien.

D'un coup, je sens mon lit bouger et tanguer, comme dans un bateau.




Je me sens mal.

J'ouvre les yeux,

je me lève

mais je m'étale par terre comme une pauvre merde.




Là, j'ai bien mal.

Je douille pour

me relever

et me cogne contre les murs en essayant de m'y appuyer.




Je dois pisser

donc je pisse

aux toilettes

quand soudain une très violente envie de vomir m'assaille




Je m'accroupi

et dégueule

le plat du soir.

Un magret de canard au miel avec des petits oignons frits.




Un pur bonheur !

Un vrai régal !

Accroupi, je

me rappelle des saveurs du plat que je suis en train de vomir.




je crache mes

tripes, et puis

vient la bile.

Lorsqu'il n'y a plus que la bile a vomir ça fait très mal.




Ca ce calme.

Un petit peu

Je souffle et

je fixe mes chiottes un bon moment en attendant d'aller mieux.




C'est fini.

Ca va bien mieux.

Je respire

mais l'odeur et le gout du vomi me piquent encore le nez




J'ai vraiment soif.

Je bois un coup

d'eau bien glacée

mais je fais tomber le verre, tant pis je le ramasserai demain.




Je m'allonge

et tente de

fermer les yeux

en regardant par la fenêtre. Je vois le soleil se lever...




...Et merde on est déjà demain

Gilles Deleuze et Robert Bresson

« Si un cinéaste peut parler à un homme de sciences, si un homme de sciences peut avoir quelque chose à dire à un philosophe et inversement, c'est dans la mesure et en fonction de leur activité créatrice à chacun.Non pas qu'il y ait lieu de parler de la création mais c'est au nom de ma création que jai quelque chose à dire à quelqu'un. »

Cette phrase de Gilles Deleuze m'a beaucoup plu. Parler au nom de sa propre création est, en quelques sortes, un moyen de s'affirmer en tant que créateur, l'acte de création étant pour moi le fait de donner forme à une idée. Je suis d'accord avec Gilles Deleuze lorsqu' il dit que chaque idée est vouée à un domaine d'expression. Ce qui n'empêche en aucun cas le mélange des domaines de création. Ceci me conduit vers le cinéma, qui est un domaine issu de la science et de l'art. Que ce soit au moment de jusqu'à aujourd' hui, le cinéma s'appuie sur ces deux domaines (je pense notamment à Stanley Kubrick et à ses objectifs modifiés créés par la NASA et utilisés pour les tournages d' Orange Mécanique et de Barry Lyndon).

J'ai trouvé très pertinente sa définition du cinéma comme un assemblage de blocs "durée mouvement" car je trouve que cela image assez bien le montage vidéo.Il qualifie d'ailleurs le cinéma de Bresson comme « une série de petits morceaux dont la connexion n'est pas définie», ce qui me fait penser au film Pickpocket .J'ai beaucoup aimé ce film, que j'ai trouvé très rythmé grâce à la succession de plans courts. Plusieurs scènes, et notamment celles où l'on voit Michel personnage principal, et ses acolytes en train de voler les gens à leur insu. La manière avec laquelle Bresson filme rend le vol agréable à regarder, comme s'il s'agissait d'une discipline artistique. Mais le plus bluffant pour moi, c'est la façon de filmer les mains. Comme le dit Deleuze à son sujet, Bresson se sert des mains comme connexions.  « Il en a besoin ». Mais il y a autre chose que je trouve intéressant. Les mains sont le premier outil d'un créateur. Peut-être que, à leur manière, on pourrait considérer les pickpockets comme des créateurs, qui voient chaque vol comme un mode d'expression par le biais de la grâce, de la finesse et de la dextérité de leurs mains.

J'ai adoré le personnage de Michel. Il a l'air dans son monde, déconnecté de la réalité mais aussi passionné par son activité de pickpocket. On a l' impression qu'il finit par ne vivre que pour ça,. Il semble incapable d'aimer, il ne se rend même pas compte des pièges tendus par la police pour le cerner. C'est un personnage difficile à cerner. Il va même jusqu'à interroger la police : «  Est-ce qu'on ne peut pas admettre que des hommes capables, intelligents, et à plus forte raison doués de talent ou même de génie — donc indispensables à la société — au lieu de végéter toute leur vie soient dans certains cas libres de désobéir aux lois ? »

Bresson pose ainsi un problème de l'ordre sociétal. Il est vrai que je ne peux m'empêcher de ressentir de la pitié lorsque l'on voit Michel, seul dans sa petite chambre et je comprends parfaitement son geste. Je me suis même dit « vite Michel ! Barre-toi ! C'est un piège ! » juste avant qu'il ne se fasse arrêter. Mais la question posée par Bresson vis à vis du vol dans la société est intéressante. Malgré la réponse négative du policier, je pense que le vol et les délit sont utiles à la société. Je ne sais combien de délits sont débités à la minutes aux informations. Délits sont utiles aux gouvernements pour qu'ils puissent rassurer le peuple et punir les coupables. Toutefois je n'ai pas vus beaucoup de célébrités embêtés par la loi bien qu'ils commettent des délits parfois plus graves qu'un pickpocket comme Michel. J'en vient à me pencher sur les information. Je soutient Deleuze dans sa définition des informations comme « dire ce que nous sommes sensés croire,(...)un système de contrôle. » C'est là que le cinéma entre en jeu : « Ce dont on nous parle est sous ce qu'on nous fait voir . » Deleuze voit en effet ce fait comme ce qui différencie le théâtre du cinéma, ce que le cinéma peut faire que le théâtre ne peut pas. L'acte de passer un message implicitement est un acte de résistance face au système de contrôle. Je suis d'avis qu'il faut résister face à cette information qui « contrôle nos mots d'ordre » , une œuvre d'art n'est pas dans le domaine de la communication mais dans le domaine de la résistance.

Parasite

Hublot

Mémoire

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Memoire.pdf

Fesse-Bouc

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Chat-Rue

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Chat-Pelle

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My FIPA

My point of vue concerning the FIPA can be descripted by one word: Disappointment

I've seen more or less three movies each day from Wednesday to Saturday and I've only envoy three of them wich are "Amazonia Eterna", "äkta människor" and "deported. The others were really really boring . They Talked about really intresting subject but the movies themselves wer really really boring.However I've met some intresting people .I've interviewed some directors and foreigns students , so I practise my english and speak with people who lives in others countries.I've also met people who worked in the FIPA because I was doing a documentary on them so I could film and meet them.

The movies I liked : “Amaonia eterna”: Although the music are too present and the point of view of the questioned people ambiguous, I let myself transport by the beauty of the images which are of a which gleams color. I had the feeling to travel in Amazonie.J' also appreciated the neutrality of the realizer. The points of sights of questioned people are divergent and the absence of way off removes the tone of compassion in “ecologists” documentaries.

I've also enjoyed "Deported": A documentary on begun again justice American but of Haitian origin who, after having purged their sorrow in the United States ,are send back to Haiti where they live the hell because they are very badly seen there (they are criminals).It's a real good documentary.

Finally, I liked "äkta människor":This TV serie is about subject of the human robot in an impeccable way. In a world or robots of company has human appearance are sold, one has the point of view of the robots, people who like them and those which are against.It' really intrsting to see the differents points of vue and there are a lot of suspens and emotions.

To conclude, a very poor programming (Three good movies for twelve movies seen...)but I've my documentary and I'v met foreign peoples.

Compte-rendu du FIPA

J'ai été grandement déçu par la programmation de mon premier FIPA. J'ai vu beaucoup de reportages qui avaient des sujets intéressants mais qui au final se sont avérés décevants. Les programmes qui m'ont le plus déçus: "Argentine, les 5OO bébés volés de la dictature":Je m'attendais a quelque chose d'un peu palpitant pour au final me retrouver devant un documentaire banal avec des reconstitutions américanisées et ridicules. "Den Danske Filmskole": Ce qui m'a le plus frappé dans les projets des étudiants danois a été le budget qui était remarquable et la réalisation parfaite qui rappelles Bang&Olufsen.Mais tous les projets parlaient de problèmes d'identité et de relations, qui sont traités d'une manière clichée, déjà vue:Je n'ai pas vraiment été transporté dans leus projets.Seul le deuxième court-métrage (modet med min far Kasper Hojhat) était intéressant par sa forme intrigante. "Ich Putin": J'avais l'impression de voir un programme de propagande ou l'on voit Putin à la chasse, Putin au Hockey, Putin au judo...Putin est gentil. Hormis quelque images qui semblent pétées et répétées, on ressent que le réalisateur craint de trop s'impliquer.Du coup, on s'ennuie beaucoup. Le seul intérêt est de voir à quel point Putin est incriticable.Mais il faut se taper se reportage ennuyeux pour le comprendre. "Seuls cotre Hitler"On découvre un couple berlinois qui résiste par l'écrit au régime d'Hitler son action est certes forte mais encore une fois, on s'ennuie. On le voit au oins cent fois se balader dans la rue , quelques images d'archives pas très intéressantes, et quelques animations répétitives et lassantes.Mais le pire du pire c'est la voie off cul-cul la praline qui tente d'apitoyer le spectateur : Insupportable.

Les seuls programmes que je retiendrait sont: "Amaonia eterna":Bien que la musique soient trop présente et le point de vue des personnes interrogées ambigus, Je me suis laissé transporter par la beauté des images qui sont d'une couleur resplendissante.J'avais le sentiment de voyager dans l'Amazonie.J'ai aussi apprécié la neutralité du réalisateur.Les points de vues des gens interrogés sont divergents et l'absence de voie off enlève le ton d'apitoiement dans les documentaires "écolos".On est plus dans la contemplation que dans la lamentation. "äkta människor":Cette série trait le sujet du robot humain de manière impeccable.Dans un monde ou des robots de compagnie a l'apparence humaine se vendent , on a le point de vue des robots, des gens qui les aiment et de ceux qui sont contre.Les robots ont un côté très humains et un côté très flippant. Une série très bien réalisée que je compte suivre avec intérêt avec des problèmes d'éthique et d'humanités profonds. "Déported":Un documentaire poignant sur des repris de justice américains mais d'origine haïtienne qui, après avoir purgé leur peine aux Etats-Unis sont renvoyés en Haïti ou ils vient l'enfer car ils y sont très mal vus (ce sont d'anciens criminels) .Certains ne parlent même pas le créole et sont nés aux Etats-Unis.Un documentaire poignant ou l'on suit l'évolutions de certains d'entre eux.On sent clairement l'implication des réalisatrices.

Citizen Kane

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J'ai choisi ce film à cause du film "Le grand détournement, la classe américaine" de Michel Hazanavicius, qui fait un hommage a ce film en détournant des films ou figurent notamment John Wayne, Robert Bedford,Paul Newman et Orson Welles lui même. J'aime beaucoup l'idée de développer l'intrigue sur des flashback qui nous font découvrir le personnage principal mort au début .J'aime la manière dont l'intrigue est traitée , et l'enquête journalistique ressemble plus a une enquête policière.Le suspens est présent jusqu'à la fin , alors que l'on pense l'énigme de "ROSEBUD" résolue. Les moments que j'ai préférés sont le début ou l'on voit ce chateau en ruine avec une musique surpuissante qui donne un aspect d'un film d'angoisse à la Hitchcock alors qu'il n'en est rien. J'ai beaucoup aimé le rendu sinistre et froide la vie dans le château dans un flashback. Le dernier plan du dernier flashback où Charles Foster Kane passe entre deux miroir et se reflète à l'infini.Enfin le jeu de lumière qu'il y a dans le plans du début ou le patron se met devant le projecteur est je crois l'image que j'ai préféré de ce film.

Documentaires de Resnais, Pelechian et Imbert

J'ai plus particulièrement aimé le documentaire de Alain Resnais,"le chant du styrène".On a l'impression que les machines et le plastique sont des être vivant et les images sont étonnantes.La musique pose une atmosphère assez tendue mais la voie off atténue un peu cette atmosphère.Cette tension est due au contexte international de l'époque(1958) ,durant la guerre froide en pleine course a l'armement et conquête de l'espace.Cela se ressent quand, par exemple , il filme le catalyseur qui me rappelle une fusée. Et puis, il y a toutes ces machines qui ne sont pas sans rappeler la course a la technologie. Enfin , le plastique est présenté comme un être vivant, comme si on s'attendait a faire un documentaire sur une nouvelle espèce vivante extra-terrestre que l'on va découvrir.Le rythme du documentaire augment au fil du temps , comme si il n'allait jamais s'arrêter, comme la compétition entre l'est et l'ouest.

On retrouve cette tension dans "les saisons"(1972) de Péléchian.Certaines images comme les bergers bravant la tempête me font penser a celles d'un journaliste de guerre en pleine action. La caméra est plongée dans l'action,ce qui donne un dynamisme et puissance aux images.La musique encore une fois rajoute de la tension et de la puissance, comme dans le chant des styrènes.L'absence de voie off me met devant le fait accompli, comme si on ne pouvait faire de commentaire et se contenter de "subir" la puissance des images, comme les gens devant la guerre froide.Si Resnais se concentre sur le coeur du conflit,en montrant une technologie a la cadence infernale, Péléchian se concentre plutôt sur la dureté de vie dans ce conflit .J'ai été touché par les images de ces bergers loin dans les montagnes pendandt ce conflit.Dans ces deux documentaires, la musique mes une grosse tension mais également un aspect fictionnel.

Je n'ai par contre pas du tout aimé le documentaire de Imbert,"Sur la plage"(1996). La voie off est Sinistre et inaudible et j'ai trouvé ce documentaire plat, racontant une histoire certe improbable mais sans grand intérêt.J'ai trouvé que cela avait un aspect cliché : Un mec qui trouve quelque chose et qui veut en retrouver le propriétaire et après maints interrogatoires qui l'envoient ici et là pour finalement retrouver le propriétaire et devenir son pote.Tout semble tourné et répété, ce qui enlève le peu d'intérêt de l'histoire.Rien ne nous prouve d'ailleurs que c'est vrai si ce n'est la voie off. Ce documentaire tient a l'importance que l'on accorde a la voie off, contrairement au documentaire de Resnais ou l'on se moque un peu de ce que raconte la voie off tellement on est plongé dans le rythme et la beauté ds images.

E : Evasion

Ce mot est un des plus beau pour moi.Sa prononciation est ample et puissante, comme sa signification. J'ai toujours voulu voler . C'est peut-être la raison pour laquelle j'aime contempler les nuages.Evasion signifie pour moi s'évader de ce corps humain pour pouvoir voir les chose d'un autre point de vue, d'une autre manière qu'un humain. C'est pour moi un synonyme des mots liberté et libération.

Le cinéma expérimental

Un film expérimental se caractérise par plusieurs critères.Il ne cherche pas forcément la représentation ou la narration mais cherche plutôt les limites du cinéma comme par exemple "Sleep" de Andy Warhol qui filme une nuit entière son compagnon dormir.Les cinéastes expérimentaux ne filment qu'a la pllicule et n'appartiennent pas à l'industrie cinématographique. On peut dire que le cinéma expérimental prends sa source dans les années 20 avec les Frères Lumière.

Je retiens notamment le travail de Antonio Sistiaga comme "Impression en haute Atmosphère" ou il peint lui même sur la pellicule. Le résultat obtenu me rappelle les observations au microscope que je faisais au Lycée en svt . On a l'impression d'observer une forme organique en mouvance et en évolution .

J'ai également aimé le film "l'homme a la caméra" de Dziga Vertov ou l'on voit la vie de la russie de 1929 sous Lénin. J'ai pariculièrement apprécié la nouvelle bande son de Yahn Long ,Philippe Cusson et Stéphane Grimmalt.La scène que je retiens le plus de ce film est la montée musicale avant l'ouvertutre du cinéma ou l'on voit la femme fabriquer des paquets de cigarettes.Le rythme de l'image augmente avec celui de la musique pour un passage palipitant et tendu à la fois.

B: Beauté

La beauté. Notion personnelle et indéfinissable.

Pour moi la beauté est ce qui me laisse sur le cul. Je ne peux plus la lâcher des yeux.La beauté me laisse contemplatif.Je pense par exemple aux nuages passant devant la pleine lune un soir de mistral. Je me rappelle être resté environ une heure devant ce tableau mouvant. Je pense que la beauté va de paire avec le désir. Si l'on voit quelque chose de beaux, on veut la posséder ou en garder une trace en la reproduisant.C'est pour ça que l'on reproduit des nus, des paysages, que l'on prends des photos ou des vidéos. Pour pouvoir conserver au moins une trace de ce que l'on a pu admirer.La beauté est également évocatrice , elle peut rappeler des souvenirs ou un fait à un individu, c'est aussi pour cela qu'elle est très personnelle.La beauté est enfin ce qui nous raccroche au monde car s'il n'y avait rien de beau en ce monde, il n'aurait aucun intérêt,il serait fade. La beauté que l'on voit ou que l'on recherche est finalement l'intérêt du monde et de la vie.

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